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ARTICLES DE PRESSE

Le GPS les suit à la trace (journal sud ouest du 2 juin 2010)

L'organisation a équipé les concurrents d'un système de géolocalisation.

  Mardi matin, au départ de l'étape d'Hourtin.  photo robert 
boivinet

Mardi matin, au départ de l'étape d'Hourtin. photo robert boivinet  

La sixième édition de la Trans'Aq, qui s'est élancée de la pointe du Médoc lundi matin, s'annonce comme un bon cru. C'est un essaim de 152 trailers qui tente de rallier les Landes, 220 km plus au Sud, d'ici samedi. Soit une traversé transrégionale en six étapes de 27 à 56 km, le tout en autosuffisance alimentaire totale.

Cette année, l'ultra trail est à  la pointe de l'innovation puisque, pour la première fois en France, l'organisation a décidé d'équiper l'ensemble des coureurs d'une balise de géolocalisation. L'objet, du format d'un téléphone cellulaire et d'un poids de 116 grammes, a été remis à  chaque concurrent avant le départ.

Actié tous les matins, la balise GPS/GPRS permet un suivi en direct de l'avancée de la course sur un site dédié (http://chrono.geofp.com/transaq2010/).

Non seulement l'organisation suit les coureurs à  la trace, mais une alarme les prévient aussi s'ils s'éloignent du parcours ou encore s'il sont trés en retard par rapport à  la moyenne horaire de la veille. Du coup, le système permet d'améliorer la rapidité d'intervention en cas de problème.

En revanche, la géolocalisation n'allège nullement la somme d'efforts qu'ont à  fournir les 152 ultra trailers. Aprés deux épreuves de 31 et 38 kilomètres entre Montalivet-Hourtin et Hourtin-Lacanau Océan, ils arriveront aujourd'hui à  la pointe du Cap Ferret ( 56 km) avant d'attaquer jeudi la dune du Pilat. L'arrivée de la Trans'aq est prévue samedi à  Saint-Girons dans les Landes.


8 juin 2010 06h00 | Par Guy Caunègre
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Effort intense et belle aventure humaine

137 coureurs sont arrivés au terme des six jours de course de la Gironde aux Landes.

  Philippe Mora a terminé premier Landais de l'ultime étape.    photo guy caunègre

Philippe Mora a terminé premier Landais de l'ultime étape. photo guy caunègre

Ils étaient 152 coureurs au départ de la Trans'Aq à Montalivet en Gironde. Six jours, six étapes, 220 km de dunes, de lettes (amas d'eau) et de chemins forestiers, quelques ampoules et autres bobos plus tard, ils étaient 137 à franchir la ligne d'arrivée à Vielle-Saint-Girons samedi.

La dernière étape - Saint-Julien-en-Born - Saint-Girons-Plage (26,6 km) offrait du relief et donc de la souffrance à l'épreuve. Le premier Landais, Philippe Mora, de Caupenne, est arrivé 8e de cette dernière journée, 12 minutes après le vainqueur Guillaume Vimenez. Philippe Mora se classe troisième dans la catégorie vétéran, 10e au classement général et son équipe, Lous Cutiots, remporte la Trans'aq 2010 !

« Les Cutiots ont réalisé le challenge fixé en terminant premiers au classement par équipe, explique Philippe. Les chemins étaient très sablonneux mais l'ambiance entre participants excellentes. »

137 arrivants

Au-delà du chronomètre, la Trans'Aq est eune «aventure humaine». L'objectif de la plupart des participants était de parcourir les six étapes jusqu'au terme final sans souci. La joie des derniers arrivés à l'ultime étape était aussi intense que celle des vainqueurs. Gérard Caupène, organisateur de la Trans'Aq, a un mot gentil pour chacun d'entre eux. Il connaît l'héroïsme humble de la plupart de ces femmes et de ces hommes dont certains sont quinquas voire sexagénaires. Il cite le cas de ce jeune concurrent qui avoue avoir « un peu mal aux pieds ». Après examen, le garçon souffre d'une fracture de fatigue ! Il est là pourtant, encourageant ses nouveaux amis.

Et d'évoquer la fraternité du bivouac après les rudes journées, lorsque les coureurs échangent leurs conseils avisés. Il y a là des Français, des Britanniques, des Italiens, des Allemands, des Canadiens, des Néerlandais. Des amitiés sont nées.

Une équipe court pour l'avenir de Chloé, une enfant de 9 ans atteinte d'une maladie nécessitant des soins très lourds. Loin des tapages médiatiques, les participants de la Trans'Aq évoquent leur bonheur d'avoir traversé des paysages superbes, et d'avoir vécu une belle aventure humaine.


4 juin 2010 06h00 | Par Robert Boivinet 0 commentaire(s)

Trans Aq : une étape avec les concurrents

  152 intrépides ont pris le départ de ce raid qui s'achèvera 
samedi à Saint-Girons (40).  photo r. B.

152 intrépides ont pris le départ de ce raid qui s'achèvera samedi à Saint-Girons (40). photo r. B.

Lundi matin, la Trans Aq'2010, sixième du nom, a pris son envol de Montalivet pour atterrir, six jours plus tard et 218 km plus loin, à Saint-Girons dans les Landes. Le terme de la première étape a eu lieu à Hourtin après une aimable « mise en jambes » de 31 km.

D'abord en bordure de mer, puis à travers les sentiers terreux recouverts d'aiguilles de pins et les chemins sablonneux coupant les dunes, avant de longer la rive occi- dentale du lac et de rejoindre le premier bivouac situé sur le magnifique site de la Gracieuse.

Cette première étape est une bonne synthèse du parcours. Il a été concocté par le grand patron de l'épreuve, Gérard Caupène, qui lui-même a dû surmonter mille et un obstacles administratifs !

Une superbe aventure

Avec lyrisme, Isabelle, infirmière anesthésiste sur la course, a même parlé « d'instants magiques » pour ces 152 intrépides « un peu barjots mais si attachants », à l'instar de Dominique Sikora, le Landais de Pomarez, qui n'a pas manqué une seule édition de la Trans Aq'. Il y participe pour vivre « une semaine hors du temps, une semaine de pleine nature dans une région superbe ». Et que dire d'Emmanuelle Dudon ! Concurrente canadienne, chirurgien de son état, elle est âgée de 40 ans. Elle a laissé mari et enfants au Québec pour participer pour la quatrième fois consécutive à la Trans Aq'. Elle concourt pour relever le défi sportif certes, mais surtout pour vivre, elle aussi, « une belle expérience humaine et nouer de solides amitiés » !

Quant à Isabelle, Nadia, Bernard, Jean-Luc, Michel et Olivier, venus de Tours, de Perpignan, d'Île de France, de Belgique et du Luxembourg, ils sont là pour Chloé, une petite fille d'Amiens, âgée de 9 ans et atteinte d'une maladie orpheline. Par solidarité, pour recueillir des fonds et aider la famille à financer un traitement qui s'élève à 35 000 euros l'année. Et ils ont tous promis d'aller jusqu'au bout car Chloé sera présente ce samedi 5 juin à Saint-Girons !

220 km en six jours

Mais la Trans Aq', c'est avant tout une épreuve sportive, ô combien exigeante ! Si fraternité, amitié, aventure et ambiance sont les mots clés de cette course, il y est aussi question de plaies et de bosses, ou tout au moins d'ampoules et de crampes. Parcourir 220 km en six jours, en autosuffisance, avec tout son équipement (vêtements, sac de couchage…) et sa nourriture (pour trois jours) sur le dos, n'est en effet pas à la portée du premier venu.

Des règles draconiennes

Et les règles du jeu édictées par Gérard Caupène, assisté d'un staff de 40 bénévoles particulièrement attentifs, sont des plus draconiennes. Un manquement au respect de la nature - par exemple abandonner un déchet en route - vaut à son auteur une heure de pénalité à la première infraction et une mise hors course à la deuxième.

Guillaume Vimenez, lui, est passé à travers tous les pièges pour remporter la première étape en 2 heures et 25 minutes, avec près de 5 minutes d'avance sur le second Hakim Méziane. Impressionnant vue la nature du parcours.

Un dernier mot, il n'y a pas d'argent à gagner à la Trans Aq': juste du plaisir et une coupe ou un trophée pour les premiers de chaque catégorie.




08/06/2010
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